Nouvelles:
décembre 17, 2004 - La Cour dappel confirme la constitutionnalité de la redevance pour copie privée et la légalité du programme de taux zéro de la SCPCP
décembre 14, 2004 - Les titulaires canadiens de droits sur la musique heureux d'avoir un tarif provisoire pour 2005
septembre 14, 2004 - La redevance canadienne sur les supports vierges rapporte 26,4 millions de dollars aux créateurs de musique enregistrée
La Cour dappel confirme la constitutionnalité
de la redevance pour copie privée et la légalité
du programme de taux zéro de la SCPCP
(Toronto)
- La Cour fédérale dappel a rejeté
une demande de révision judiciaire qui avait été
présentée par le Conseil canadien du commerce de
détail (Retail Council of Canada) suite à la décision
de la Commission du droit dauteur en décembre 2003.
Le Conseil canadien du commerce de détail cherchait à
faire annuler la redevance pour copie privée. La Société
canadienne de perception de la copie privée (SCPCP) accueille
positivement cette confirmation de la part de la Cour dappel
que la redevance pour copie privée est constitutionnellement
valide et ne peut être qualifiée de « taxe
».
La présidente du conseil dadministration de la SCPCP,
Madame Claudette Fortier, a déclaré : « Nous
nous attendions à ce que la constitutionalité de
la redevance soit confirmée, mais la décision de
la Cour dappel nen demeure pas moins un grand soulagement.
Elle vient dissiper toute ambiguïté quant à
savoir si la redevance pour copie privée continuera à
être perçue. »
La SCPCP se déclare également satisfaite du fait
que la Cour fédérale dappel a confirmé
que la SCPCP peut maintenir en place son programme de taux zéro.
Ce programme permet à des entreprises et autres organismes
inscrits auprès de la SCPCP, dacquérir des
supports audio vierges, tel que des CD-R, sans payer la redevance.
La Commission du droit dauteur a déclaré,
dans sa décision de décembre 2003, que le programme
de taux zéro était illégal. La SCPCP a donc
demandé à la Cour fédérale dappel
de confirmer que la SCPCP pouvait, de façon volontaire,
renoncer à la perception de la redevance. Selon la Cour
dappel, la Commission ne possédait pas le pouvoir
législatif nécessaire pour se prononcer sur la légalité
du programme. Se fondant sur sa propre lecture de la décision
de la Commission du droit dauteur, la Cour a conclu que
la Commission navait pas déclaré le programme
illégal, dans la mesure où il se fonde sur une renonciation,
de la part des titulaires de droits, à leur droit à
rémunération.
Selon Madame Anna Bucci, directrice exécutive de la SCPCP,
« La décision rendue lannée dernière
par la Commission du droit dauteur avait poussé certains
importateurs fournissant des supports audio vierges à taux
zéro à se retirer du programme, celui-ci ayant été
qualifié d « illégal ». Grâce
à la confirmation obtenue de la Cour dappel quil
est parfaitement légal de garder le programme en place,
il ny a plus de raisons de craindre dy participer.
»
La Cour fédérale dappel sest aussi prononcée
sur une troisième question : lapplicabilité
de la redevance aux enregistreurs audionumériques comme
le iPod. Depuis la décision de la Commission du droit dauteur
en décembre 2003, une redevance était perçue
sur la mémoire amovible ou le disque dur intégré
à un enregistreur audionumérique.
La Cour fédérale dappel a cependant déclaré
que la redevance perçue par la SCPCP sur la mémoire
intégrée à des enregistreurs est invalide
puisque le Commission du droit dauteur ne possède
pas la compétence nécessaire pour imposer une redevance
sur des enregistreurs audionumériques.
Un des membres du Conseil, Monsieur David Basskin, a déclaré
: « Nous sommes en désaccord avec la conclusion de
la Cour en ce qui concerne la redevance sur les supports intégrés
à des enregistreurs audionumériques ». Il
a ajouté : « Le conseil dadministration de
la SCPCP évalue actuellement la possibilité dinterjeter
appel auprès de la Cour suprême du Canada sur cette
question. La décision de la SCPCP à ce sujet sera
annoncée sous peu. »
La Société canadienne de perception de la copie
privée (SCPCP) est un organisme sans but lucratif chargé
de percevoir et de répartir les redevances pour copie privée.
Établie en 1999, la SCPCP est une société
de gestion collective qui représente les auteurs, les compositeurs,
les éditeurs de musique, les artistes-interprètes
et les maisons de disques.
Copyright © 2004 SCPCP
Les titulaires canadiens de droits sur la musique heureux d'avoir
un tarif provisoire pour 2005
(Toronto)
La Société canadienne de perception de la
copie privée (SCPCP) se réjouit du fait que la Commission
du droit d'auteur a homologué un tarif provisoire pour
2005.
En mars 2004 la SCPCP a demandé à la Commission
du droit d'auteur de prolonger d'un an le tarif des redevances
de 2003-2004 pour copie privée afin qu'il s'applique à
2005. Quatre parties ont déposé des objections à
la proposition, mais tous sont convenus d'un tarif provisoire
pour 2005 en attendant la décision finale de la Commission
l'année prochaine, lorsque la Cour d'appel fédérale
se sera prononcée sur trois recours en révision.
En vertu aussi bien du tarif provisoire que du tarif proposé
par la SCPCP pour 2005, les redevances pour copie privée
demeurent inchangées.
La présidente du conseil d'administration de la SCPCP,
Claudette Fortier, affirme que « la Société
n'a pas disposé de suffisamment de temps, après
la décision de la Commission en décembre, pour mettre
au point une proposition en vue de modifier en 2005 les taux homologués
pour 2003 et 2004. Bien que déçue de la décision
alors rendue par la Commission du droit d'auteur, la SCPCP accepte,
compte tenu de l'examen judiciaire en cours, que les taux actuels
restent en vigueur une autre année. »
Trois groupes dont la SCPCP ont fait appel de divers aspects de
la décision que la Commission du droit d'auteur a rendue
en décembre 2003. La Cour d'appel fédérale
a entendu les trois requêtes à son audience commune
des 12 et 13 octobre 2004. La Cour ne se prononcera pas avant
la nouvelle année.
Les dispositions législatives en matière de copie
privée ont pris effet en 1998 en raison du nombre croissant
de Canadiens qui copiaient de la musique à leurs fins personnelles
sans autorisation. La redevance a été instaurée
afin que les titulaires de droits sur la musique enregistrée
reçoivent une certaine compensation pour leur travail et
leurs investissements. Le premier tarif des redevances pour copie
privée en vertu de la nouvelle loi est entré en
vigueur en décembre 1999.
La Société canadienne de perception de la copie
privée (SCPCP) est un organisme sans but lucratif chargé
de percevoir et de répartir les redevances pour copie privée.
Établie en 1999, la SCPCP est une société
de gestion collective qui représente les auteurs, les compositeurs,
les éditeurs de musique, les artistes-interprètes
et les maisons de disques.
Copyright © 2004 SCPCP
La redevance canadienne sur les supports vierges rapporte 26,4
millions de dollars aux créateurs de musique enregistrée
(Toronto)
- La Société canadienne de perception de la copie
privée (SCPCP) annonce qu'avec la récente distribution
d'encore 2,2 millions de dollars, les créateurs de musique
enregistrée se sont partagé jusqu'à maintenant
des droits de 26,4 millions de dollars provenant de la copie privée
de pièces musicales au Canada. Ces droits pour copie privée
découlent de la redevance sur la vente de supports vierges
mise en place lors des modifications apportées à
la loi fédérale en matière de droit d'auteur
en 1998.
À l'issue d'un processus long et ardu qui lui a permis
d'identifier les ayants droit aux redevances pour copie privée,
la SCPCP a commencé au début de 2003 à distribuer
les sommes en cause. Celles-ci se sont élevées à
un peu plus de 17 millions de dollars en 2003 et atteignent jusqu'à
maintenant, pour l'année courante, 9,4 millions de dollars.
D'autres distributions sont à prévoir d'ici la fin
de l'année.
« Je suis très heureuse que nous ayons pu distribuer
26,4 millions de dollars aux titulaires de droits, affirme Claudette
Fortier, présidente du conseil d'administration de la SCPCP.
La redevance compense en partie les ayants droit lorsque la musique
enregistrée qu'ils ont créée est copiée
sans leur approbation. »
« Grâce aux législateurs d'Ottawa, la redevance
pour copie privée nous procure une importante compensation
qui s'ajoute à la récompense intangible associée
au plaisir que notre musique procure aux Canadiens, déclare
pour sa part l'artiste-interprète Marie-Denise Pelletier.
Le chèque que je reçois, dit-elle, me permet de
vivre de mon art. »
« C'est tellement gratifiant de recevoir cette enveloppe
par la poste, ajoute l'auteur-compositeur Amy Sky. Un artiste
se dévoue corps et âme à son oeuvre. Ce qui
compte avant tout pour la plupart des créateurs, c'est
de faire goûter au public le fruit de leur labeur, mais
il est essentiel qu'ils puissent en tirer un certain revenu afin
de pouvoir se concentrer sur leur prochaine oeuvre. »
Le paiement de ces droits découle des dispositions de la
Loi sur le droit d'auteur touchant la copie privée, lesquelles
tiennent compte du fait que dans l'intimité de leur foyer,
les Canadiens copient à leurs fins personnelles et sans
autorisation une vaste quantité de pièces musicales.
La redevance a été conçue afin que les titulaires
de droits sur la musique enregistrée soient en quelque
sorte compensés pour leur travail et leurs investissements.
La Société canadienne de perception de la copie
privée (SCPCP) est un organisme sans but lucratif qui
perçoit et distribue les redevances pour copie privée.
Établie en 1991, la SCPCP est une société
de gestion collective qui représente les auteurs-compositeurs,
les éditeurs de musique, les artistes-interprètes
et les maisons de disques.
Copyright © 2004 SCPCP
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